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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Les dispositions
légales et réglementaires relatives au
droit individuel de formation
peuvent faire l'objet d'aménagements et de compléments
par accord de branche.
Les informations présentées ci-après concernent
exclusivement la branche :
Coopératives
laitières
en application de l'accord du 24 novembre 2005.
Cet accord est applicable à l'ensemble des entreprises
relevant de la convention collective nationale des coopératives
laitières (brochure n°3608 et code IDCC n°7004).
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Le DIF permet au salarié en CDI à temps
plein de constituer un capital personnel de temps de formation de 20
heures par an cumulables sur 6 ans dans la limite de 120 heures, pour
réaliser, avec l'accord de son employeur, une formation en principe
hors temps de travail. Des modalités particulières s'appliquent
pour les salariés en CDD et/ou à temps partiel.
Ces dispositions, entre autres, peuvent être améliorées
par accord de branche ou d'entreprise. En l'absence d'un accord de branche,
la conclusion d'un accord d'entreprise pourrait présenter le
risque que ses dispositions soient, in fine, en contradiction avec celles
de l'accord de branche dont relève l'entreprise.
SALARIES CONCERNES
Sont concernés tous les salariés
en CDI ou en CDD à l'exception des titulaires d'un contrat d'apprentissage,
en alternance ou de professionnalisation.
CONDITIONS D'ANCIENNETE
CDI : un an dans l'entreprise (en pratique
cette condition ne concerne que les nouveaux embauchés),
CDD : 4 mois en CDD dans les douze derniers mois, dans n'importe quelle
entreprise, en un ou plusieurs contrats, consécutifs ou non.
MODALITES DE
CAPITALISATION DES DROITS
CDI
Le droit est acquis chaque année à terme échu dès
lors que la condition d'ancienneté est satisfaite. La capitalisation
s'effectue au terme de la première année de présence
dans l'entreprise.
La loi dispose que la périodicité de capitalisation
est annuelle, mais ne précise pas la période (civile ou
calendaire). Les accords de branche peuvent apporter cette précision.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Le salarié à temps complet bénéficie,
à terme échu, de 20 heures par année civile
complète d'appartenance à l'entreprise. Le cumul
des droits ouverts est égal à une durée
plafonnée à 120 heures sur 6 ans.
L'ancienneté des salariés titulaires d'un contrat
à durée indéterminée s'apprécie
au 1er janvier de chaque année civile. En cas d'année
civile incomplète, le salarié bénéficie
d'un DIF intégrant les droits acquis prorata temporis
entre la date d'embauche et la fin de la première année
civile. Celui-ci pourra être mise en oeuvre au terme de
l'année civile suivant la date d'entrée.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Le cumul des droits ouverts est égal à une durée
plafonnée à 120 heures sur 6 ans. Ce plafond de
120 heures s'applique également aux salariés travaillant
à temps partiel, quel que soit le nombre d'années
cumulées, sur la base des droits annuels acquis prorata
temporis.
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CDD
Lorsque le salarié satisfait à la condition d'ancienneté
de 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois, le droit à
DIF est calculé pro rata temporis en fonction de la durée
du contrat (1/12 x 20 heures x nombre de mois de CDD).
Il n'appartient pas à l'employeur de vérifier le respect
de la condition d'ancienneté.
Le salarié devra en justifier auprès d'OPCA2, le cas
échéant, lors du dépôt d'un projet de formation
au titre du DIF-CDD.
Le salarié en CDD doit être informé,
à la signature du contrat, des dispositions générales
relatives au DIF. Nous conseillons aux employeurs d'utiliser un Bordereau
Individuel d'Accès à la Formation (B.I.A.F.) commun aux
dispositif CIF-CDD et DIF-CDD.
Voulez-vous
télécharger un modèle de BIAF CIF et DIF CDD
conforme à la réglementation et le personnaliser ?
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le formulaire |
CALCUL DES DROITS
Le crédit d'heures légal au
titre du DIF est de 20 heures par an sur 6 ans avec plafonnement à
120 heures. Une fois le plafond atteint, les droits cumulés sont
écrêtés. Un accord de branche ou d'entreprise peut
modifier ces dispositions, sous réserve d'un droit minimum de
120 heures sur 6 ans.
Les absences pour congé de maternité,
d'adoption, de présence parentale, pour congé parental
d'éducation et pour congé de soutien familial ouvrent
droit au DIF à 100%.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Sont prises en compte pour le calcul du DIF, les périodes
de suspension du contrat de travail pour cause de :
- Accident du travail,
- Maladie professionnelle,
- Congé de paternité,
- De maladie lorsque ces périodes sont assimilées,
par la convention collective dont relève la branche,
à du temps de travail effectif pour la détermination
des droits à congés payés.
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Salariés à
temps partiel.
Que le salarié soit en CDI ou en CDD, les droits sont proratisés
en rapportant la durée de travail contractuelle à la durée
légale ou conventionnelle de travail dans l'entreprise. Cependant,
le plafond de 120 heures est maintenu, mais pas celui des 6 ans. La
durée de capitalisation des droits d'un salarié à
temps partiel est ainsi inversement proportionnelle à sa durée
de travail. (par exemple : pour un salarié à mi-temps,
le plafond est de 120 heures à raison de 10 heures par an sur
12 ans).
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Le salarié à temps partiel bénéficie
du droit individuel à la formation au prorata de son
temps de travail par rapport à la durée légale
du travail. Par exception, le salarié dont la durée
du travail est au moins égale à 80% de la durée
légale ou conventionnelle du travail bénéficie
de 20 heures de DIF par an.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Les salariés
titulaires d'un contrat de travail à durée déterminée
peuvent bénéficier du droit individuel à
la formation calculé prorata temporis, après 4
mois consécutifs ou non sous contrat à durée
déterminée au cours des 12 derniers mois. L'employeur
est tenu d'informer le salarié de ses droits à
ce titre.
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Salariés au forfait.
Les conditions de calcul des droits sont les mêmes que pour les
salariés dont le temps de travail n'est pas fixé au forfait.
Information du salarié.
Chaque salarié doit être individuellement informé
par écrit chaque année des droits qu'il a capitalisés.
Salarié en CDI
La loi ne fixe pas la forme précise de l'information et n'impose
pas, mais sans l'exclure, l'information sur le bulletin de paie. Les
accords de branche peuvent apporter réponse à cette question.
Salarié
en CDD
Cette information doit être effectuée à la fin
du contrat.
Imputation des formations
et reconstitution.
Si le salarié utilise tout ou partie de ses droits à DIF
en réalisant une action, son crédit est diminué
des heures consommées et se reconstitue chaque année dans
la limite du plafond applicable.
MOBILISATION
DES DROITS
La mise en uvre du DIF est à
l'initiative du salarié.
La réponse de l'employeur doit être notifiée
au salarié dans le mois qui suit la demande. Passé ce
délai, le silence de l'employeur vaut acceptation.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Il appartient
au salarié de prendre l'initiative d'utiliser son droit
individuel à la formation. Il doit obtenir l'accord de
son employeur.
Le choix de l'action de formation envisagée et ses modalités
de réalisation sont arrêtées par accord
écrit du salarié et de l'employeur éventuellement
dans le cadre de l'entretien professionnel, ou suite à
une demande écrite du salarié.
La demande écrite du salarié doit être déposée
avant le début de la formation, au moins :
- 2 mois pour les formatons d'une durée au plus égale
à une semaine (35 heures),
- 3 mois pour les formations d'une durée supérieure.
Elle comporte :
- l'objet, le coût, le lieu, la durée, les dates
et heures de l'action de formation.
1. Pour l'action de formation
:
La demande doit comporter le programme de la formation souhaitée,
la dénomination du prestataire pressenti.
2. Pour l'action de bilan
de compétences :
La demande doit comporter la dénomination de l'organisme
prestataire choisi sur la liste des organismes agréés
par l'OPCA2.
3. Pour l'action de validation des acquis :
La demande doit comporter les mentions suivantes : le diplôme,
titre ou certificat de qualification postulé permettant
de faire valider les acquis de l'expérience, la dénonciation
de l'autorité ou de l'organisme délivrant la certification.
L'employeur dispose d'un délai d'un mois à réception
de la demande, telle que définie ci-dessus, pour notifier
sa réponse lorsque le salarié prend l'initiative
de faire valoir ses droits à la formation. L'absence
de réponse de l'employeur dans ce délai vaut acceptation
du choix de l'action de formation.
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En cas d'accord
de l'employeur sur le choix de l'action, cet accord doit être
formalisé par écrit entre l'employeur et le salarié.
L'employeur n'a pas l'obligation légale de motiver son refus.
Seul le motif relatif au choix de l'action peut être invoqué.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Si l'employeur
accepte la demande du salarié, l'employeur et le salarié
formalisent leur accord par un écrit relatif à la
mise en oeuvre du DIF contenant notamment les éléments
suivants :
- le programme de la formation,
- l'objet, le coût, le lieu, la durée, les dates
de début, de fin et les horaires de la formation,
- les modalités de réalisation (pendant, et /ou
hors temps de travail).
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En cas de désaccord
entre l'employeur et le salarié sur le choix de l'action, ce
dernier peut renouveler sa demande sans limitation.
Si le désaccord persiste deux années civiles consécutives,
le projet du salarié peut basculer, à son initiative,
dans le dispositif du CIF géré par OPCA2.
L'employeur ne peut opposer au salarié, pour refuser le départ
en formation au titre du DIF, la non prise en charge de tout ou partie
du coût du DIF par OPCA2, dans le cas où un accord de branche
prévoirait son intervention sur le DIF.
OPCA2 examine en priorité la demande du salarié
qui doit cependant correspondre aux priorités et critères
définis par les instances paritaires d'OPCA2 au titre du CIF.
Si OPCA2 agréé le projet du salarié au titre du
CIF, l'employeur verse à OPCA2 une somme égale :
- au titre des coûts pédagogiques, au nombre d'heures de
DIF mobilisés par le salarié multiplié par le taux
de 9,15 € fixé par décret,
- au titre de la rétribution, au moment de l'allocation de formation
correspondant au droits mobilisés par le salarié (voir
rubrique "Allocation de formation").
Les heures de DIF réalisées
dans ce cadre sont déduites des droits à DIF cumulés
par le salarié dans son entreprise.
L'anticipation sur les droits à DIF n'est pas prévue,
mais pas interdite, par la loi. Elle ne serait pas sans poser difficultés.
ACTIONS ET FORMATIONS
ELIGIBLES
Le DIF peut être mobilisé pour
suivre une formation, réaliser un bilan de compétences
ou valider des acquis de l'expérience (VAE).
Les actions de formation accessibles par le DIF sont,
d'une manière générale, toutes les actions à
finalité professionnelle relevant de la formation professionnelle
:
les actions de promotion ou d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement
des compétences définies à l'article L.6313-1 à
L.6313-11 du Code du travail. Sont donc exclues les actions de prévention
et les actions de conversion.
les actions de qualification définies à l'article L.6314-1
du Code du travail conduisant à une qualification :
· soit enregistrée au Répertoire national des certifications
professionnelles (RNCP),
· soit reconnue dans les classifications d'une Convention collective
nationale de branche (CCN),
· soit certifiées par un certificat
de qualification professionnelle CQP.
La demande du salarié peut concerner toute formation
citée ci-avant et peut se situer hors des priorités éventuellement
définies par un accord de branche ou un accord d'entreprise.
En matière de DIF, il n'y a pas à distinguer, comme c'est
le cas pour le plan de formation, les actions d'adaptation au poste
de travail, les actions liées à l'évolution de
l'emploi ou à son maintien, ou les actions de développement
des compétences. En toute logique, les
actions d'adaptation au poste de travail ne relèvent pas du DIF,
droit d'initiative du salarié, dès lors qu'elles relèvent
de l'obligation légale d'adaptation de l'employeur.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Le choix de
l'action de formation suivie dans le cadre du DIF peut être
arrêté en tenant compte des conclusions, soit de
l'entretien professionnel, soit d'une évaluation individuelle
réalisée conjointement par le salarié et
l'employeur, soit d'un bilan de compétences.
Le DIF peut s'articuler avec le plan de formation ou la période
de professionnalisation.
Les signataires décident de retenir des actions de formation
pouvant favoriser l'acquisition ou l'élargissement d'une
qualification, l'élargissement du champ professionnel
d'activité, la polyvalence, l'autonomie, l'adaptation
aux évolutions et mutations industrielles, l'évolution
du système de production et des technologies.
Dans cette perspective, ils
jugent essentielles les spécialités de formation
suivantes :
- formation aux métiers des coopératives laitières,
- qualité,
- hygiène et sécurité sanitaire des aliments,
- informatique, traitement de l'information et réseaux,
informatique industrielle, automatismes,
- ressources humaines, management et gestion des entreprises,
- montage et maintenance des équipements,
- transport, manutention, magasinage, logistique,
- achat, vente, négociation commerciale, marketing,
- finances, comptabilité, gestion,
- secrétariat, bureautique, informatique de gestion
- communication et information,
- prévention des accidents du travail, des maladies professionnelles,
et conditions du travail,
- respect de l'environnement et prévention des risques
industriels,
- développement durable,
- réglementation spécifique à l'activité
de l'entreprise,
- alphabétisation, savoirs de base et développement
personnel,
- développement des compétences linguistiques
professionnelles du salarié.
Ces priorités pourront être précisées
et adaptées, le cas échéant annuellement,
par les instances paritaires de la branche.
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MODALITES DE
REALISATION
Sauf accord collectif de branche ou d'entreprise, ou décision
individuelle du chef d'entreprise, la formation au titre du DIF se déroule
hors temps de travail.
Dans le temps de travail.
Si le DIF est réalisé dans le temps de travail, la rémunération
habituelle du salarié est maintenue.
Hors temps de travail
Si le DIF se déroule en tout ou partie hors temps de travail,
les heures de formation réalisées hors temps de travail
donnent lieu au versement d'une allocation de formation égale
à 50% de la rémunération nette de référence
du salarié concerné (voir rubrique "Allocation de
formation").
Cette allocation s'ajoute au salaire. Elle est exonérée
de charges sociales mais constitue pour le salarié un revenu
au sens fiscal.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Les heures
de formation liées au droit individuel à la formation
s'exercent en dehors du temps de travail, sauf accord entre
le salarié et l'employeur pour qu'elles s'exercent en
tout ou partie pendant le temps de travail.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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Conformément
aux dispositions du code du travail, les heures de formation
exercées en dehors du temps de travail donnent lieu au
versement par l'entreprise d'une allocation de formation d'un
montant égal à 50 % de la rémunération
nette de référence du salarié, déterminée
selon les modalités définies par décret.
Les heures de formation suivies pendant le temps de travail
donnent lieu au maintien de la rémunération selon
les modalités fixées par le code du travail.
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Pendant la formation, le salarié bénéficie de la
protection sociale accidents du travail et maladies professionnelles.
PORTABILITE
DU DIF AVANT LA SORTIE DE L'ENTREPRISE
En cas de licenciement
(sauf pour faute lourde).
Le salarié peut bénéficier d'une action de formation,
de bilan de compétences ou de VAE au titre du DIF, dans la limite
des droits acquis, sous réserve d'en faire la demande avant la
fin de son délai-congé. Cette action pourra se dérouler,
voire commencer, au-delà du délai-congé.
Le salarié bénéficie de ce droit même en
cas de faute grave, bien qu'elle soit privative de préavis ;
les services de l'Etat préconisent de faire droit à la
demande du salarié dès lors qu'elle est effectuée
dans un délai égal à la durée du préavis
qui aurait été applicable si le motif de licenciement
n'avait pas été la faute grave.
L'employeur ne peut pas refuser la demande du salarié
si elle respecte la forme générale
prévue par l'accord de branche.
Il doit mettre à sa disposition un financement équivalent
au montant correspondant aux droits à DIF acquis par le salarié
multipliés par le taux horaire forfaitaire fixé par décret
à 9,15 €, quel que soit le niveau de rémunération
du salarié.
Cette somme sera convertie en droit à financement des coûts
pédagogiques du projet du salarié et sera versée
à l'organisme de formation.
Aucune autre forme d'indemnité n'est due par l'employeur.
L'employeur
doit informer le salarié dans la lettre de licenciement de ces
dispositions et des dispositions relatives au DIF dans le cadre de la
convention de reclassement personnalisé CRP (entreprises de moins
de 1.000 salariés).
En cas de démission
Les modalités générales s'appliquent sous réserve
que l'action de formation, de bilan de compétences ou de VAE
soit engagée (commencée) avant la fin du délai-congé.
Cette action pourra se poursuivre au-delà du délai-congé.
L'employeur doit donner son accord au projet du salarié.
Aucune autre forme d'indemnité n'est due par l'employeur.
En cas de départ à
la retraite, le salarié perd ses droits à DIF.
Les droits à DIF devraient être intégralement transférables
comme tous les autres droits du salarié dans le cadre des dispositions
de l'article L.1224-1 du Code du travail.
Certificat de travail
L'employeur doit faire figurer sur le certificat
de travail, quel que soit le motif de la rupture du contrat de travail
:
- les droits à DIF en heures cumulés au jour de la sortie,
nets y compris des droits mobilisés au titre de la PORTABILITE
en cas de licenciement sauf faute lourde, que la formation soit achevée
ou non au jour de la sortie ;
- le somme correspondant à la monétarisation de ces droits
sur la base forfaitaire horaire de 9.15 €/h ;
- l'OPCA dont relève l'entreprise au titre de la professionnalisation.
Ces mentions permettront au salarié
de mobiliser la portabilité pendant la recherche d'emploi ou
après le retour à l'emploi (voir ci-après).
PORTABILITE
DU DIF APRES LA SORTIE DE L'ENTREPRISE
En cas de rupture non consécutive
à une faute lourde ou d'échéance à terme
du contrat de travail qui ouvrent droit à une prise en charge
par le régime d'assurance chômage, la somme correspondant
au solde du nombre d'heures acquises au titre du droit individuel à
la formation et non utilisées, y compris au titre de la portabilité
en cas de licenciement hors faute lourde (voir ci-avant), multiplié
par le montant forfaitaire fixé par décret à 9.15
€ (montant porté sur le certificat de travail) est utilisée
dans les conditions suivantes:
1) Pendant la période
de prise en charge par le régime d'assurance chômage
Lorsque le demandeur d'emploi en fait la demande, la somme permet de
financer tout ou partie d'une action de bilan de compétences,
de validation des acquis de l'expérience ou de formation. La
mobilisation de la somme a lieu en priorité pendant la période
de prise en charge de l'intéressé par le régime
d'assurance chômage. Elle se fait après avis du référent
chargé de l'accompagnement de l'intéressé.
Le paiement de la somme est assuré par l'organisme collecteur
paritaire agréé dont relève la dernière
entreprise dans laquelle il a acquis des droits.
2) Après le retour à l'emploi
Lorsque le salarié en fait la demande auprès d'un nouvel
employeur, au cours des deux années suivant son embauche, la
somme permet de financer :
- soit, après accord de l'employeur, tout ou partie d'une action
de bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation ;
- soit, sans l'accord de l'employeur, tout ou partie d'une action de
bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation relevant des priorités définies par la
branche. Lorsque le salarié et l'employeur sont en désaccord,
l'action se déroule hors temps de travail et l'allocation de
formation n'est pas due par l'employeur.
Le paiement de la somme est assuré par l'organisme collecteur
paritaire agréé dont relève l'entreprise dans laquelle
le salarié est embauché.
Transférabilité intra-groupe
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
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En cas de
transfert d'un salarié entre deux entreprises dans le
champ d'application d'un même accord de groupe, ou, à
défaut d'un tel accord, en cas de mutation d'un salarié
dans une entreprise appartenant au même groupe au sens
de l'article L.2331-1 du code du Travail, l'intéressé
conserve, chez son nouvel employeur, les heures acquises, avant
sa mutation, au titre du droit individuel à la formation.
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PORTABILITE DU DIF et TRANSFERABILITE INTRA-BRANCHE ou INTRA-GROUPE
Les deux dispositifs,
l'un légal et l'autre conventionnel, se cumulent.
FINANCEMENT
DU DIF
CDI
L'intégralité des dépenses relatives à la
mise en uvre du DIF sont à la charge de l'employeur et
exonératoires de son obligation fiscale de financer la formation
professionnelle, y compris l'allocation de formation versée lorsque
le DIF se déroule hors temps de travail et le versement à
OPCA2 lors d'un désaccord conduisant au transfert du projet du
salarié sur le dispositif CIF. L'entreprise ne peut imputer ces
dépenses sur l'obligation Professionnalisation/DIF qui est obligatoirement
versée à OPCA2 dans son intégralité.
OPCA2 peut intervenir financièrement dans le cadre
de priorités et selon des modalités définies en
application d'un accord de Branche, en participant aux coûts pédagogiques
et de transport et hébergement, conformément à
la loi.
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Accord
Coopératives laitières du 24 novembre 2005 : dispositions
spécifiques
|
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Dans des conditions
fixées par ses instances paritaires, OPCA2 participe
financièrement aux dépenses exposées par
les entreprises dans le cadre du DIF :
- au titre des frais pédagogiques,
- au titre des frais de déplacement/hébergement,
dans la limite de 15,00 € / heure d'action.
Les instances paritaires de la branche des coopératives
laitières ont fixé des conditions restrictives
de financement ou de durée pour certaines actions.
Pour plus de détails, cliquez
ici.
La rémunération
des stagiaires et/ou le versement de l'allocation de formation
sont pris en charge par les entreprises et sont imputables sur
leur participation au financement de la formation professionnelle
continue.
|
CDD
Les dépenses pédagogiques et annexes et l'allocation formation
ne sont pas à la charge de l'employeur.
Elles pourraient être prises en charge par OPCA2, à titre
d'OPACIF, sur le budget CIF-CDD, selon des modalités à
définir.
COMPTABILISATION
PAR L'ENTREPRISE DES DROITS AU DIF
Un avis du Conseil National de la Comptabilité (CNC) du 14.10.04
confirmé par un avis de l'Association Nationale de Révision
(ANR) du 04.01.05 précise les modalités de comptabilisation,
et notamment de provisionnement, des droits à DIF.
Ces dispositions n'ont pas été
remises en cause par la loi du 24 novembre 2009.
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Droits à DIF capitalisés
et mobilisés
|
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Accord entre l'entreprise
et le salarié suite demande du salarié (sauf cas
de licenciement et démission).
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Charge de l'exercice
au fur et à mesure de la réalisation effective de
l'action.
|
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Désaccord entre
l'entreprise et le salarié plus de 2 exercices consécutifs
avec accord formalisé d'OPCA2 pour la prise en charge
de l'action au titre du CIF.
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Provision
équivalente au coût de formation (heures de DIF mobilisées
x 9,15 €) et à l'allocation de formation (heures de
DIF mobilisées x allocation horaire de formation du salarié
concerné). Cette provision fera l'objet d'un versement à
OPCA2. |
| Utilisation
du DIF dans le cadre d'un licenciement, sauf pour
faute lourde (action demandée avant la fin du
délai-congé). |
Provision
équivalente au produit des heures
de DIF cumulées x 9.15 €. Cette provision
financera tout ou partie des coûts pédagogiques de
la formation auprès de l'organisme de formation. |
| Utilisation
du DIF dans le cadre d'une démission après accord
entre l'entreprise et le salarié (action engagée
avant la fin du délai-congé). |
Provision
équivalente à l'allocation de formation (heures de
DIF mobilisées x allocation horaire de formation du salarié
concerné). Cette provision financera tout ou partie des coûts
pédagogiques de la formation auprès de l'organisme
de formation. |
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Droits à DIF capitalisés
mais non mobilisés
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| Droits
annuels : droits capitalisés plafonnés
nets des droits utilisés au cours de l'exercice. |
Pas
de provision mais mention dans l'annexe aux comptes annuels
du volume d'heures de DIF acquises cumulées (net début
de période, brut et net fin de période). |
Pour le calcul de l'allocation formation, voir la rubrique
"Allocation formation".
Pour plus d'information,
