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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Les dispositions
légales et règlementaires relatives au droit individuel
de formation peuvent faire l'objet d'aménagements et
de compléments par accord de branche.
Les informations présentées ci-après
concernent exclusivement les associations de gestion et de comptabilité
membres du Réseau CER France qui a adhéré
par accord social du 13 avril 2006 à l'accord formation
des coopératives agricoles du 25 mars 2005 et aux textes
subséquents.
Attention : les dispositions de l'accord du 25 mars 2005
ne s'appliquent aux CER qu'à compter du 14 avril 2006.
Pour la période allant du 4 mai 2004 au 13 avril 2006,
les dispositions prises en application de la loi ne sont pas
remises en cause.
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Le DIF permet au salarié en CDI à temps
plein de constituer un capital personnel de temps de formation de 20
heures par an cumulables sur 6 ans dans la limite de 120 heures, pour
réaliser, avec l'accord de son employeur, une formation en principe
hors temps de travail. Des modalités particulières s'appliquent
pour les salariés en CDD et/ou à temps partiel.
Ces dispositions, entre autres, peuvent être améliorées
par accord de branche ou d'entreprise. En l'absence d'un accord de branche,
la conclusion d'un accord d'entreprise pourrait présenter le
risque que ses dispositions soient, in fine, en contradiction avec celles
de l'accord de branche dont relève l'entreprise.
SALARIES CONCERNES
Sont concernés tous les salariés
en CDI ou en CDD à l'exception des titulaires d'un contrat d'apprentissage,
en alternance ou de professionnalisation.
CONDITIONS D'ANCIENNETE
CDI : un an dans l'entreprise (en pratique
cette condition ne concerne que les nouveaux embauchés),
CDD : 4 mois en CDD dans les douze derniers mois, dans n'importe quelle
entreprise, en un ou plusieurs contrats, consécutifs ou non.
MODALITES DE
CAPITALISATION DES DROITS
CDI
Le droit est acquis chaque année à terme échu dès
lors que la condition d'ancienneté est satisfaite. La capitalisation
s'effectue au terme de la première année d'ancienneté
dans l'entreprise.
La loi dispose que la périodicité de capitalisation
est annuelle, mais ne précise pas la période (civile ou
calendaire). Les accords de branche peuvent apporter cette précision.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Le calcul des droits
acquis par chaque salarié dans le cadre du DIF s'effectue
par année civile. Les droits acquis au titre d'une année
civile ne sont mobilisables qu'à partir de l'année
civile suivante sous réserve des situations de licenciement,
sauf faute grave ou lourde, ou de démission faisant l'objet
de dispositions spécifiques.
Pour les salariés
à temps partiel et les salariés atteignant un
an d'ancienneté en cours d'année civile, le droit
individuel à la formation est calculé prorata
temporis sur l'année civile, arrondi à l'heure
la plus proche.
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CDD
Lorsque le salarié satisfait à la condition d'ancienneté
de 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois, le droit à DIF
est calculé pro rata temporis en fonction de la durée
du contrat (1/12 x 20 heures x nombre de mois de CDD).
Il n'appartient pas à l'employeur de vérifier le respect
de la condition d'ancienneté.
Le salarié devra en justifier auprès d'OPCA2, le cas échéant,
lors du dépôt d'un projet de formation au titre du DIF-CDD.
Le salarié en CDD doit être informé,
à la signature du contrat, des dispositions générales
relatives au DIF. Nous conseillons aux employeurs d'utiliser un Bordereau
Individuel d'Accès à la Formation (B.I.A.F.) commun aux
dispositifs CIF-CDD et DIF-CDD.
Voulez-vous
télécharger un modèle de BIAF CIF et DIF CDD
conforme à la réglementation et le personnaliser ?
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le formulaire |
CALCUL DES DROITS
Le crédit d'heures légal au
titre du DIF est de 20 heures par an sur 6 ans avec plafonnement à
120 heures. Une fois le plafond atteint, les droits cumulés sont
écrêtés. Un accord de branche ou d'entreprise peut
modifier ces dispositions, sous réserve d'un droit minimum de
120 heures sur 6 ans.
Les absences pour congé de maternité,
d'adoption, de présence parentale, pour congé parental
d'éducation et pour congé de soutien familial ouvrent
droit au DIF à 100%.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Pour le calcul
des droits au DIF, sont considérées comme du temps
de travail, les absences pour :
- maladie et accident de la vie civile, lorsque ces périodes
sont assimilées par la loi ou par la convention collective
appliquée dans l'entreprise à du temps de travail
effectif pour la détermination des droits à congés
payés (ce qui n'est pas le cas pour la CCN du réseau
France CER),
- maladie professionnelle,
- accident du travail,
- congé de paternité.
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Salariés à
temps partiel.
Que le salarié soit en CDI ou en CDD, les droits sont proratisés
en rapportant la durée de travail contractuelle à la durée
légale ou conventionnelle de travail dans l'entreprise. Cependant,
le plafond de 120 heures est maintenu, mais pas celui des 6 ans. La
durée de capitalisation des droits d'un salarié à
temps partiel est ainsi inversement proportionnelle à sa durée
de travail. (par exemple : pour un salarié à mi-temps,
le plafond est de 120 heures à raison de 10 heures par an sur
12 ans).
Salariés à temps partiel
en CDI
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Les salariés
à temps partiel dont la durée du travail est égale
au minimum à 4/5ème de la durée légale
bénéficient chaque année d'un droit individuel
à la formation d'une durée de 20 heures par an.
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Salariés à
temps partiel en CDD
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Le droit individuel
à la formation d'un salarié titulaire d'un contrat
de travail à durée déterminée et
à temps partiel est calculée sur la base de 20
heures par an appréciées en fonction de la durée
de son contrat de travail et de la durée de son temps
de travail
Les salariés
sous contrat de travail à durée déterminée
dont la durée du temps de travail est au moins égale
à 4/5ème de la durée légale bénéficient
chaque année d'un droit individuel à la formation
d'une durée de 20 heures par an modulée en fonction
de la durée de leur contrat.
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Salariés au forfait.
Les conditions de calcul des droits sont les mêmes que pour les
salariés dont le temps de travail n'est pas fixé au forfait.
Information du salarié.
Chaque salarié doit être individuellement informé
par écrit chaque année des droits qu'il a capitalisés.
Salarié en CDI
La loi ne fixe pas la forme précise de l'information et n'impose
pas, mais sans l'exclure, l'information sur le bulletin de paie. Les
accords de branche peuvent apporter réponse à cette question.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Chaque salarié
est informé individuellement par écrit, avant
le 31 mars de chaque année, de ses droits individuels
à la formation cumulés arrêtés au
31 décembre de l'année précédente.
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Salarié
en CDD
Cette information doit être effectuée à la fin
du contrat.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Chaque salarié
en CDD est informé individuellement par écrit
par son employeur :
- dès le
début du contrat à durée déterminée,
des dispositions générales relatives au droit
individuel à la formation,
- à la fin
de son contrat, de ses droits individuels à la formation
acquis pendant le contrat,
- et, si le contrat
court sur deux années civiles, avant le 31 mars, de ses
droits individuels à la formation arrêtés
à la date du 31 décembre de l'année précédente.
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Imputation des formations
et reconstitution.
Si le salarié utilise tout ou partie de ses droits à DIF
en réalisant une action, son crédit est diminué
des heures consommées et se reconstitue chaque année dans
la limite du plafond applicable.
MOBILISATION
DES DROITS
La mise en uvre du DIF est à
l'initiative du salarié.
La réponse de l'employeur doit être notifiée
au salarié dans le mois qui suit la demande. Passé ce
délai, le silence de l'employeur vaut acceptation.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Le droit individuel
à la formation s'exerce à l'initiative du salarié
avec l'accord de son employeur. Le salarié qui souhaite
bénéficier de son droit individuel à la
formation doit en faire la demande à son employeur par
lettre recommandée avec accusé de réception
ou par lettre remise en main propre contre reçu au moins
2 mois avant le début de l'action pour celles d'une durée
au plus égale à une semaine ou trente cinq heures
et au moins 3 mois avant le début de l'action pour celles
d'une durée supérieure. La demande doit préciser
les caractéristiques de l'action, (objectifs, programme,
etc) ses modalités de déroulement (lieu, dates,
durée, horaire, etc) son coût et le prestataire
choisi.
A compter de la
date de la première présentation de la demande
conforme aux dispositions du paragraphe précédent,
l'employeur dispose d'un délai d'un mois calendaire pour
notifier sa réponse. La réponse de l'employeur
doit être écrite et étayée. L'absence
de réponse de l'employeur vaut acceptation du choix de
l'action.
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En cas d'accord
de l'employeur sur le choix de l'action, cet accord doit être
formalisé par écrit entre l'employeur et le salarié.
L'employeur n'a pas l'obligation légale de motiver son refus.
Seul le motif relatif au choix de l'action peut être invoqué.
En cas de désaccord
entre l'employeur et le salarié sur le choix de l'action, ce
dernier peut renouveler sa demande sans limitation.
Si le désaccord persiste deux années civiles consécutives,
le projet du salarié peut basculer, à son initiative,
dans le dispositif du CIF géré par OPCA2.
L'employeur ne peut opposer au salarié, pour refuser le départ
en formation au titre du DIF, la non prise en charge de tout ou partie
du coût du DIF par OPCA2, dans le cas où un accord de branche
prévoirait son intervention sur le DIF.
OPCA2 examine en priorité la demande du salarié
qui doit cependant correspondre aux priorités et critères
définis par les instances paritaires d'OPCA2 au titre du CIF.
Si OPCA2 agréé le projet du salarié au titre du
CIF, l'employeur verse à OPCA2 une somme égale :
- au titre des coûts pédagogiques, au nombre d'heures de
DIF mobilisés par le salarié multiplié par le taux
de 9,15 € fixé par décret,
- au titre de la rétribution, au moment de l'allocation de formation
correspondant au droits mobilisés par le salarié (voir
rubrique "Allocation de formation").
Les heures de DIF réalisées
dans ce cadre sont déduites des droits à DIF cumulés
par le salarié dans son entreprise.
L'anticipation sur les droits à DIF n'est pas prévue,
mais pas interdite, par la loi. Elle ne serait pas sans poser difficultés.
ACTIONS ET FORMATIONS
ELIGIBLES
Le DIF peut être mobilisé pour
suivre une formation, réaliser un bilan de compétences
ou valider des acquis de l'expérience (VAE).
Les actions de formation accessibles par le DIF sont,
d'une manière générale, toutes les actions à
finalité professionnelle relevant de la formation professionnelle
:
les actions de promotion ou d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement
des compétences définies à l'article L.6313-1 à
L.6313-11 du Code du travail. Sont donc exclues les actions de prévention
et les actions de conversion.
les actions de qualification définies à l'article L.6314-1
du Code du travail conduisant à une qualification :
· soit enregistrée au Répertoire national des certifications
professionnelles (RNCP),
· soit reconnue dans les classifications d'une Convention collective
nationale de branche (CCN),
· soit certifiées par un certificat
de qualification professionnelle CQP.
La demande du salarié peut concerner toute formation
citée ci-avant et peut se situer hors des priorités éventuellement
définies par un accord de branche ou un accord d'entreprise.
En matière de DIF, il n'y a pas à distinguer, comme c'est
le cas pour le plan de formation, les actions d'adaptation au poste
de travail, les actions liées à l'évolution de
l'emploi ou à son maintien, ou les actions de développement
des compétences. En toute logique, les
actions d'adaptation au poste de travail ne relèvent pas du DIF,
droit d'initiative du salarié, dès lors qu'elles relèvent
de l'obligation légale d'adaptation de l'employeur.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Les actions de
bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation à finalité professionnelle éligibles
au droit individuel à la formation considérées
comme prioritaires par la coopération agricole sont :
- les actions de
promotion, d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement
des connaissances,
- les actions de
formation ayant pour objectif l'acquisition d'un diplôme
ou d'un titre à finalité professionnelle, d'une
qualification professionnelle reconnue dans la classification
de la convention collective dont relève l'entreprise
ou d'une qualification identifiée par la Commission paritaire
nationale de l'emploi et de la formation de la coopération
agricole ou par celle de l'une de ses branches,
- les actions dont
l'objectif de professionnalisation est défini par la
Commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation
de la coopération agricole ou par celle de l'une de ses
branches, notamment au regard des conclusions des travaux de
l'Observatoire prospectif des métiers et des qualifications
dont relève la branche ;
- les actions de développement des compétences
nécessaires à l'exercice d'un métier de
la branche,
- les actions de
réorientation professionnelle en faveur des personnes
de plus de 45 ans.
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MODALITES DE
REALISATION
Sauf accord collectif de branche ou d'entreprise, ou décision
individuelle du chef d'entreprise, la formation au titre du DIF se déroule
hors temps de travail.
Dans le temps de travail.
Si le DIF est réalisé dans le temps de travail, la rémunération
habituelle du salarié est maintenue.
Hors temps de travail
Si le DIF se déroule en tout ou partie hors temps de travail,
les heures de formation réalisées hors temps de travail
donnent lieu au versement d'une allocation de formation égale
à 50% de la rémunération nette de référence
du salarié concerné (voir rubrique "Allocation de
formation").
Cette allocation s'ajoute au salaire. Elle est exonérée
de charges sociales mais constitue pour le salarié un revenu
au sens fiscal.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Le droit individuel
à la formation s'exerce prioritairement hors du temps
du travail. Toutefois, en application des dispositions du 2ème
alinéa de l'article L.6323-11 du Code du travail, le
DIF, après accord entre l'employeur et le salarié,
peut s'exercer en partie pendant le temps de travail.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Lorsque les heures
de formation sont effectuées hors du temps de travail,
le salarié bénéficie du versement par l'employeur
de l'allocation de formation défini au III de l'article
L.6321-10 et suivants du Code du travail.
Dans ce dernier
cas, l'allocation de formation est versée mensuellement
sous réserve que l'entreprise dispose de tous les justificatifs
nécessaires à cette opération.
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Pendant la formation, le salarié bénéficie de la
protection sociale accidents du travail et maladies professionnelles.
PORTABILITE
DU DIF AVANT LA SORTIE DE L'ENTREPRISE
En cas de licenciement
(sauf pour faute lourde).
Le salarié peut bénéficier d'une action de formation,
de bilan de compétences ou de VAE au titre du DIF, dans la limite
des droits acquis, sous réserve d'en faire la demande avant la
fin de son délai-congé. Cette action pourra se dérouler,
voire commencer, au-delà du délai-congé.
Le salarié bénéficie de ce droit même en
cas de faute grave, bien qu'elle soit privative de préavis ;
les services de l'Etat préconisent de faire droit à la
demande du salarié dès lors qu'elle est effectuée
dans un délai égal à la durée du préavis
qui aurait été applicable si le motif de licenciement
n'avait pas été la faute grave.
L'employeur ne peut pas refuser la demande du salarié
si elle respecte la forme générale
prévue par l'accord de branche.
Il doit mettre à sa disposition un financement équivalent
au montant correspondant aux droits à DIF acquis par le salarié
multipliés par le taux horaire forfaitaire fixé par décret
à 9,15 €, quel que soit le niveau de rémunération
du salarié.
Cette somme sera convertie en droit à financement des coûts
pédagogiques du projet du salarié et sera versée
à l'organisme de formation.
Aucune autre forme d'indemnité n'est due par l'employeur.
L'employeur doit informer le salarié
dans la lettre de licenciement de ces dispositions et des dispositions
relatives au DIF dans le cadre de la convention de reclassement personnalisé
CRP (entreprises de moins de 1.000 salariés).
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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En cas de
licenciement, sauf faute lourde, l'employeur doit fournir au
salarié un document attestant des droits qu'il a acquis
au titre du DIF.
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En cas de démission
Les modalités générales s'appliquent sous réserve
que l'action de formation, de bilan de compétences ou de VAE
soit engagée (commencée) avant la fin du délai-congé.
Cette action pourra se poursuivre au-delà du délai-congé.
L'employeur doit donner son accord au projet du salarié.
Aucune autre forme d'indemnité n'est due par l'employeur.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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En cas de
démission, l'employeur doit fournir au salarié
un document attestant des droits qu'il a acquis au titre du
DIF.
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En cas de départ à
la retraite, le salarié perd ses droits à DIF.
Les droits à DIF devraient être intégralement transférables
comme tous les autres droits du salarié dans le cadre des dispositions
de l'article L.1224-1 du Code du travail.
Certificat de travail
L'employeur doit faire figurer sur le certificat
de travail, quel que soit le motif de la rupture du contrat de travail
:
- les droits à DIF en heures cumulés au jour de la sortie,
nets y compris des droits mobilisés au titre de la PORTABILITE
en cas de licenciement sauf faute lourde, que la formation soit achevée
ou non au jour de la sortie ;
- le somme correspondant à la monétarisation de ces droits
sur la base forfaitaire horaire de 9.15 €/h ;
- l'OPCA dont relève l'entreprise au titre de la professionnalisation.
Ces mentions permettront au salarié
de mobiliser la portabilité pendant la recherche d'emploi ou
après le retour à l'emploi (voir ci-après).
PORTABILITE
DU DIF APRES LA SORTIE DE L'ENTREPRISE
En cas de rupture non consécutive
à une faute lourde ou d'échéance à terme
du contrat de travail qui ouvrent droit à une prise en charge
par le régime d'assurance chômage, la somme correspondant
au solde du nombre d'heures acquises au titre du droit individuel à
la formation et non utilisées, y compris au titre de la portabilité
en cas de licenciement hors faute lourde (voir ci-avant), multiplié
par le montant forfaitaire fixé par décret à 9.15
€ (montant porté sur le certificat de travail) est utilisée
dans les conditions suivantes:
1) Pendant la période
de prise en charge par le régime d'assurance chômage
Lorsque le demandeur d'emploi en fait la demande, la somme permet de
financer tout ou partie d'une action de bilan de compétences,
de validation des acquis de l'expérience ou de formation. La
mobilisation de la somme a lieu en priorité pendant la période
de prise en charge de l'intéressé par le régime
d'assurance chômage. Elle se fait après avis du référent
chargé de l'accompagnement de l'intéressé.
Le paiement de la somme est assuré par l'organisme collecteur
paritaire agréé dont relève la dernière
entreprise dans laquelle il a acquis des droits.
2) Après le retour à l'emploi
Lorsque le salarié en fait la demande auprès d'un nouvel
employeur, au cours des deux années suivant son embauche, la
somme permet de financer :
- soit, après accord de l'employeur, tout ou partie d'une action
de bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation ;
- soit, sans l'accord de l'employeur, tout ou partie d'une action de
bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation relevant des priorités définies par la
branche. Lorsque le salarié et l'employeur sont en désaccord,
l'action se déroule hors temps de travail et l'allocation de
formation n'est pas due par l'employeur.
Le paiement de la somme est assuré par l'organisme collecteur
paritaire agréé dont relève l'entreprise dans laquelle
le salarié est embauché.
Transférabilité intra-groupe
et intra-branche
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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En cas de mutation
d'un salarié entre deux entreprises appartenant à
un même groupe entendu au sens de l'article L.2331-1 du
Code du travail, le salarié conserve, dans la nouvelle
entreprise du groupe qui l'emploie, les droits individuels à
la formation acquis à la date de sa mutation.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Lorsqu'un salarié,
ayant acquis un crédit au titre du DIF, quitte une entreprise
d'une branche de la coopération pour une autre entreprise
de la même branche d'activité, à la suite
d'un licenciement sauf pour faute grave ou faute lourde, ou
d'une démission, son crédit d'heures non utilisé
est transféré chez le nouvel employeur lorsque
l'intervalle entre son départ de l'entreprise précédente
et son embauche chez le nouvel employeur est inférieur
à six mois.
Le salarié
qui souhaite bénéficier de la transférabilité
doit remettre à son nouvel employeur, avant la signature
de son contrat de travail, le document prévu au deuxième
alinéa des articles 25 et 26 attestant des droits non
utilisés qu'il a acquis au titre du DIF chez son précédent
employeur.
Ces droits non
utilisés sont transférés à hauteur
de 50 %. Sauf accord entre les parties, le salarié ne
peut utiliser son DIF avant un an de présence chez le
nouvel employeur.
Les droits acquis
chez le précédent employeur et ceux que le salarié
sera appelé à constituer chez le nouvel employeur
sont plafonnés à 120 heures.
L'ensemble des
coûts liés à la mise en uvre des droits
transférés sont à la charge de l'entreprise
d'accueil.
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PORTABILITE DU DIF et TRANSFERABILITE INTRA-BRANCHE ou INTRA-GROUPE
Les deux dispositifs,
l'un légal et l'autre conventionnel, se cumulent.
FINANCEMENT
DU DIF
CDI
L'intégralité des dépenses relatives à la
mise en uvre du DIF sont à la charge de l'employeur et
exonératoires de son obligation fiscale de financer la formation
professionnelle, y compris l'allocation de formation versée lorsque
le DIF se déroule hors temps de travail et le versement à
OPCA2 lors d'un désaccord conduisant au transfert du projet du
salarié sur le dispositif CIF. L'entreprise ne peut imputer ces
dépenses sur l'obligation Professionnalisation/DIF qui est obligatoirement
versée à OPCA2 dans son intégralité.
OPCA2 peut intervenir financièrement dans le cadre
de priorités et selon des modalités définies en
application d'un accord de Branche, en participant aux coûts pédagogiques
et de transport et hébergement, conformément à
la loi.
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CER
- Accord Coopération agricole 25 mars 2005 : dispositions
spécifiques
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Dans des conditions
fixées par ses instances paritaires, OPCA2 participe
financièrement aux dépenses exposées par
les entreprises dans le cadre du droit individuel à la
formation :
- au titre des frais pédagogiques,
- au titre des frais de déplacement et d'hébergement
dans la limite de 15 €/ heure d'action.
La CPNEFP Interbranches de la Coopération agricole a
fixé des conditions restrictives de financement ou de
durée pour certaines actions.
Pour plus de détails, cliquez
ici.
La rémunération
des stagiaires et/ou le versement de l'allocation de formation
sont pris en charge par les entreprises et sont imputables sur
leur participation au financement de la formation professionnelle
continue.
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CDD
Les dépenses pédagogiques et annexes et l'allocation formation
ne sont pas à la charge de l'employeur.
Elles pourraient être prises en charge par OPCA2, à titre
d'OPACIF, sur le budget CIF-CDD, selon des modalités à
définir.
COMPTABILISATION
PAR L'ENTREPRISE DES DROITS AU DIF
Un avis du Conseil National de la Comptabilité (CNC) du 14.10.04
confirmé par un avis de l'Association Nationale de Révision
(ANR) du 04.01.05 précise les modalités de comptabilisation,
et notamment de provisionnement, des droits à DIF.
Ces dispositions n'ont pas été remises
en cause par la loi du 24 novembre 2009.
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Droits à DIF capitalisés
et mobilisés
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Accord entre l'entreprise
et le salarié suite demande du salarié (sauf cas
de licenciement et démission).
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Charge de l'exercice
au fur et à mesure de la réalisation effective de
l'action.
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Désaccord entre
l'entreprise et le salarié plus de 2 exercices consécutifs
avec accord formalisé d'OPCA2 pour la prise en charge
de l'action au titre du CIF.
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Provision
équivalente au coût de formation (heures de DIF mobilisées
x 9,15 €) et à l'allocation de formation (heures de
DIF mobilisées x allocation horaire de formation du salarié
concerné). Cette provision fera l'objet d'un versement à
OPCA2. |
| Utilisation
du DIF dans le cadre d'un licenciement, sauf pour
faute lourde (action demandée avant la fin du
délai-congé). |
Provision
équivalente au produit des heures de
DIF cumulées x 9.15 €. Cette provision
financera tout ou partie des coûts pédagogiques de
la formation auprès de l'organisme de formation. |
| Utilisation
du DIF dans le cadre d'une démission après accord
entre l'entreprise et le salarié (action engagée
avant la fin du délai-congé). |
Provision
équivalente à l'allocation de formation (heures de
DIF mobilisées x allocation horaire de formation du salarié
concerné). Cette provision financera tout ou partie des coûts
pédagogiques de la formation auprès de l'organisme
de formation. |
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Droits à DIF capitalisés
mais non mobilisés
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| Droits
annuels : droits capitalisés plafonnés
nets des droits utilisés au cours de l'exercice. |
Pas
de provision mais mention dans l'annexe aux comptes annuels
du volume d'heures de DIF acquises cumulées (net début
de période, brut et net fin de période). |
Pour le calcul de l'allocation formation, voir la rubrique
"Allocation formation".
Pour plus d'information,
