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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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Les
dispositions légales et réglementaires relatives
au
droit individuel de formation (DIF)
peuvent faire l'objet d'aménagements et de compléments
par accord de branche.
Les
informations présentées ci-après concernent
exclusivement la branche :
Conseil
Elevage
en application de l'accord du 21 juin 2005 et de son avenant
du 15 novembre 2006.
Cet accord est applicable à l'ensemble des Organismes
Conseil Elevage du territoire métropolitain appliquant
la convention collective de la branche du 16 septembre 2002
(brochure n°3611 et code IDCC n°7008).
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Le DIF permet au salarié en CDI à temps
plein de constituer un capital personnel de temps de formation de 20
heures par an cumulables sur 6 ans dans la limite de 120 heures, pour
réaliser, avec l'accord de son employeur, une formation en principe
hors temps de travail. Des modalités particulières s'appliquent
pour les salariés en CDD et/ou à temps partiel.
Ces dispositions, entre autres, peuvent être améliorées
par accord de branche ou d'entreprise. En l'absence d'un accord de branche,
la conclusion d'un accord d'entreprise pourrait présenter le
risque que ses dispositions soient, in fine, en contradiction avec celles
de l'accord de branche dont relève l'entreprise.
SALARIES CONCERNES
Sont concernés tous les salariés
en CDI ou en CDD à l'exception des titulaires d'un contrat d'apprentissage,
en alternance ou de professionnalisation.
CONDITIONS D'ANCIENNETE
CDI : un an dans l'entreprise (en pratique
cette condition ne concerne que les nouveaux embauchés),
CDD : 4 mois en CDD dans les douze derniers mois, dans n'importe quelle
entreprise, en un ou plusieurs contrats, consécutifs ou non.
MODALITES DE
CAPITALISATION DES DROITS
CDI
Le droit est acquis chaque année à terme échu dès
lors que la condition d'ancienneté est satisfaite. La capitalisation
s'effectue au terme de la première année d'ancienneté
dans l'entreprise.
La loi dispose que la périodicité de capitalisation
est annuelle, mais ne précise pas la période (civile ou
calendaire). Les accords de branche peuvent apporter cette précision.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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Le calcul des droits s'effectue
par année civile. Toutefois, sous réserve des
dispositions du paragraphe "rupture du contrat",
les droits acquis au titre de l'année en cours à
la date du début de l'action peuvent être mobilisés
par les salariés effectuant une action de formation
dans le cadre du DIF.
Les droits acquis sont cumulables jusqu'à 120 heures,
y compris pour les salariés à temps partiel.
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CDD
Lorsque le salarié satisfait à la condition d'ancienneté
de 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois, le droit à DIF
est calculé pro rata temporis en fonction de la durée
du contrat (1/12 x 20 heures x nombre de mois de CDD).
Il n'appartient pas à l'employeur de vérifier le respect
de la condition d'ancienneté.
Le salarié devra en justifier auprès d'OPCA2, le cas échéant,
lors du dépôt d'un projet de formation au titre du DIF-CDD.
Le salarié en CDD doit être informé,
à la signature du contrat, des dispositions générales
relatives au DIF. Nous conseillons aux employeurs d'utiliser un Bordereau
Individuel d'Accès à la Formation (B.I.A.F.) commun aux
dispositif CIF-CDD et DIF-CDD.
Voulez-vous
télécharger un modèle de BIAF CIF et DIF CDD
conforme à la réglementation et le personnaliser ?
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le formulaire |
CALCUL DES DROITS
Le crédit d'heures légal au titre du DIF est de 20 heures
par an sur 6 ans avec plafonnement à 120 heures. Une fois le
plafond atteint, les droits cumulés sont écrêtés.
Un accord de branche ou d'entreprise peut modifier ces dispositions,
sous réserve d'un droit minimum de 120 heures sur 6 ans.
Les absences pour congé de maternité,
d'adoption, de présence parentale, pour congé parental
d'éducation et pour congé de soutien familial ouvrent
droit au DIF à 100%.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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L'avenant du 15 novembre 2006
modifie l'article 9.3 de l'accord du 21 juin 2005. Dorénavant,
seules les dispositions légales s'appliquent.
Ouvrent droit à DIF, les périodes d'absence
pour :
- congé de maternité
- congé d'adoption
- congé de présence parentale
- congé parental d'éducation.
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Salariés à
temps partiel.
Que le salarié soit en CDI ou en CDD, les droits sont proratisés
en rapportant la durée de travail contractuelle à la durée
légale ou conventionnelle de travail dans l'entreprise. Cependant,
le plafond de 120 heures est maintenu, mais pas celui des 6 ans. La
durée de capitalisation des droits d'un salarié à
temps partiel est ainsi inversement proportionnelle à sa durée
de travail. (par exemple : pour un salarié à mi-temps,
le plafond est de 120 heures à raison de 10 heures par an sur
12 ans).
Salariés à temps partiel
en CDI
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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Pour les salariés à
temps partiel et ceux atteignant un an d'ancienneté
en cours d'année, le droit est calculé prorata
temporis, arrondi globalement à l'heure supérieure.
Les droits acquis sont cumulables jusqu'à 120 heures,
y compris pour les salariés à temps partiel.
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Salariés à
temps partiel en CDD
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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Tout salarié titulaire
d'un contrat à durée déterminée
ayant au moins quatre mois d'ancienneté bénéficie
du DIF.
Le droit est calculé prorata temporis sur la base de
20 heures par année pleine pour un temps plein.
Le salarié à temps partiel bénéficie
du droit individuel à la formation au prorata de son
temps de travail par rapport à la durée légale
du travail arrondi globalement à l'heure supérieure.
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Salariés au forfait.
Les conditions de calcul des droits sont les mêmes que pour les
salariés dont le temps de travail n'est pas fixé au forfait.
Information du salarié.
Chaque salarié doit être individuellement informé
par écrit chaque année des droits qu'il a capitalisés.
Salarié en CDI
La loi ne fixe pas la forme précise de l'information et n'impose
pas, mais sans l'exclure, l'information sur le bulletin de paie. Les
accords de branche peuvent apporter réponse à cette question.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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Chaque salarié est
informé individuellement par écrit, sous quelque
forme que ce soit et avant le 31 mars de chaque année,
de ses droits cumulés arrêtés au 31 décembre
de l'année précédente.
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Salarié
en CDD
Cette information doit être effectuée à la fin
du contrat.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
Chaque salarié en CDD
est informé individuellement par écrit, à
la fin de son contrat, de ses droits individuels acquis. Si
le contrat court sur plus d'une année civile, il est
informé avant le 31 mars de ses droits acquis au 31
décembre de l'année précédente.
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Imputation des formations
et reconstitution.
Si le salarié utilise tout ou partie de ses droits à DIF
en réalisant une action, son crédit est diminué
des heures consommées et se reconstitue chaque année dans
la limite du plafond applicable.
MOBILISATION
DES DROITS
La mise en uvre du DIF est à
l'initiative du salarié.
La réponse de l'employeur doit être notifiée
au salarié dans le mois qui suit la demande. Passé ce
délai, le silence de l'employeur vaut acceptation.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
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Le DIF s'exerce à l'initiative
du salarié avec l'accord de l'OCEL.
Le salarié qui souhaite bénéficier de
son DIF doit en faire la demande à son employeur, par
lettre remise en main propre contre reçu ou par lettre
recommandée avec avis de réception, au moins
3 mois, hors durée des congés payés du
salarié, avant le début de l'action. Ce délai
peut être ramené à 2 mois, hors durée
des congés payés du salarié, pour les
actions de moins d'une semaine. La demande doit préciser
les caractéristiques de l'action (objectifs, programme...),
ses modalités de déroulement (lieu, dates, durée,
horaires, etc...), son coût et le prestataire choisi.
A compter de la date de la première présentation
de la demande conforme, l'employeur dispose d'un mois calendaire
pour notifier sa réponse. La réponse doit être
écrite et motivée. L'absence de réponse
vaut acceptation du choix de l'action.
Lorsque la demande de DIF concerne un bilan de compétences,
elle ne peut être refusée par l'employeur.
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En cas d'accord
de l'employeur sur le choix de l'action, cet accord doit être
formalisé par écrit entre l'employeur et le salarié.
L'employeur n'a pas l'obligation légale de motiver son refus.
Seul le motif relatif au choix de l'action peut être invoqué.
En cas de désaccord
entre l'employeur et le salarié sur le choix de l'action, ce
dernier peut renouveler sa demande sans limitation.
Si le désaccord persiste deux années civiles consécutives,
le projet du salarié peut basculer, à son initiative,
dans le dispositif du CIF géré par OPCA2.
L'employeur ne peut opposer au salarié, pour refuser le départ
en formation au titre du DIF, la non prise en charge de tout ou partie
du coût du DIF par OPCA2, dans le cas où un accord de branche
prévoirait son intervention sur le DIF.
OPCA2 examine en priorité la demande du salarié
qui doit cependant correspondre aux priorités et critères
définis par les instances paritaires d'OPCA2 au titre du CIF.
Si OPCA2 agréé le projet du salarié au titre du
CIF, l'employeur verse à OPCA2 une somme égale :
- au titre des coûts pédagogiques, au nombre d'heures de
DIF mobilisés par le salarié multiplié par le taux
de 9,15 € fixé par décret,
- au titre de la rétribution, au moment de l'allocation de formation
correspondant au droits mobilisés par le salarié (voir
rubrique "Allocation de formation").
Les heures de DIF réalisées
dans ce cadre sont déduites des droits à DIF cumulés
par le salarié dans son entreprise.
L'anticipation sur les droits à DIF n'est pas prévue,
mais pas interdite, par la loi. Elle ne serait pas sans poser difficultés.
ACTIONS ET FORMATIONS
ELIGIBLES
Le DIF peut être mobilisé pour
suivre une formation, réaliser un bilan de compétences
ou valider des acquis de l'expérience (VAE).
Les actions de formation accessibles par le DIF sont,
d'une manière générale, toutes les actions à
finalité professionnelle relevant de la formation professionnelle
:
les actions de promotion ou d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement
des compétences définies à l'article L.6313-1 à
L.6313-11 du Code du travail. Sont donc exclues les actions de prévention
et les actions de conversion.
les actions de qualification définies à l'article L.6314-1
du Code du travail conduisant à une qualification :
· soit enregistrée au Répertoire national des certifications
professionnelles (RNCP),
· soit reconnue dans les classifications d'une Convention collective
nationale de branche (CCN),
· soit certifiées par un certificat
de qualification professionnelle CQP.
La demande du salarié peut concerner toute formation
citée ci-avant et peut se situer hors des priorités éventuellement
définies par un accord de branche ou un accord d'entreprise.
En matière de DIF, il n'y a pas à distinguer, comme c'est
le cas pour le plan de formation, les actions d'adaptation au poste
de travail, les actions liées à l'évolution de
l'emploi ou à son maintien, ou les actions de développement
des compétences. En toute logique, les
actions d'adaptation au poste de travail ne relèvent pas du DIF,
droit d'initiative du salarié, dès lors qu'elles relèvent
de l'obligation légale d'adaptation de l'employeur.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
Les actions de bilan de compétences,
de VAE ou de formation éligibles au DIF et considérées
comme prioritaires pour le Conseil Elevage sont les suivantes
:
- les actions de promotion, d'entretien ou de perfectionnement
des connaissances,
- les actions de formation ayant pour objet l'acquisition
d'un diplôme, d'une qualification professionnelle reconnue
dans la CCN ou d'une qualification identifiée par la
CPNEF,
- les actions dont l'objectif est défini à l'article
3 de l'accord.
Un salarié souhaitant bénéficier d'un
bilan de compétences peut en faire la demande au titre
de son DIF et dans les conditions définies à
l'article 9. Seul le salarié peut prendre l'initiative
de réaliser un bilan de compétences. Lorsque
cette demande est faite dans le cadre d'un DIF, elle ne peut
être refusée par l'employeur.
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MODALITES DE
REALISATION
Sauf accord collectif de branche ou d'entreprise, ou décision
individuelle du chef d'entreprise, la formation au titre du DIF se déroule
hors temps de travail.
Dans le temps de travail.
Si le DIF est réalisé dans le temps de travail, la rémunération
habituelle du salarié est maintenue.
Hors temps de travail
Si le DIF se déroule en tout ou partie hors temps de travail,
les heures de formation réalisées hors temps de travail
donnent lieu au versement d'une allocation de formation égale
à 50% de la rémunération nette de référence
du salarié concerné (voir rubrique "Allocation de
formation").
Cette allocation s'ajoute au salaire. Elle est exonérée
de charges sociales mais constitue pour le salarié un revenu
au sens fiscal.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
Le DIF peut, après
accord entre le salarié et l'OCEL et sous réserve
des dispositions de l'article 18, se dérouler en partie
sur le temps de travail. Lorsque les actions sont accomplies
en dehors du temps de travail, elles doivent répondre
aux conditions énoncées à l'article 18
"Limite aux temps cumulés de travail et de formation"
:
Afin de permettre aux salariés de suivre, dans les
meilleures conditions, les actions de bilan de compétences,
de VAE ou de formation visées aux articles 6, 9.8 et
10, la durée cumulée des temps de travail et
des temps de formation hors temps de travail ne peut excéder
45 heures hebdomadaires sauf demande écrite du salarié.
En cas de demande du salarié de pouvoir excéder
45 heures, la durée cumulée des temps de travail
et des temps de formation hors temps de travail ne peut excéder
48 heures hebdomadaires.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
Les heures consacrées
à la formation pendant le temps de travail sont rémunérées
comme du temps de travail.
Lorsque les heures de formation sont effectuées hors
temps de travail, le salarié bénéficie
d'une allocation de formation définie au III de l'article
L.6321-10 et suivants du code du travail. Cette allocation
est versée mensuellement sous réserve que l'OCEL
dispose de tous les justificatifs nécessaires.
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Pendant la formation, le salarié bénéficie de la
protection sociale accidents du travail et maladies professionnelles.
PORTABILITE
DU DIF AVANT LA SORTIE DE L'ENTREPRISE
En cas de licenciement
(sauf pour faute lourde).
Le salarié peut bénéficier d'une action de formation,
de bilan de compétences ou de VAE au titre du DIF, dans la limite
des droits acquis, sous réserve d'en faire la demande avant la
fin de son délai-congé. Cette action pourra se dérouler,
voire commencer, au-delà du délai-congé.
Le salarié bénéficie de ce droit même en
cas de faute grave, bien qu'elle soit privative de préavis ;
les services de l'Etat préconisent de faire droit à la
demande du salarié dès lors qu'elle est effectuée
dans un délai égal à la durée du préavis
qui aurait été applicable si le motif de licenciement
n'avait pas été la faute grave.
L'employeur ne peut pas refuser la demande du salarié
si elle respecte la forme générale
prévue par l'accord de branche.
Il doit mettre à sa disposition un financement équivalent
au montant correspondant aux droits à DIF acquis par le salarié
multipliés par le taux horaire forfaitaire fixé par décret
à 9,15 €, quel que soit le niveau de rémunération
du salarié.
Cette somme sera convertie en droit à financement des coûts
pédagogiques du projet du salarié et sera versée
à l'organisme de formation.
Aucune autre forme d'indemnité n'est due par l'employeur.
L'employeur
doit informer le salarié dans la lettre de licenciement de ces
dispositions et des dispositions relatives au DIF dans le cadre de la
convention de reclassement personnalisé CRP (entreprises de moins
de 1.000 salariés).
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
En cas de licenciement, le
DIF est mobilisable, sauf faute lourde.
En cas de licenciement, sauf pour faute lourde, l'employeur
doit fournir au salarié un document attestant des droits
qu'il a acquis au titre du DIF.
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En cas de démission
Les modalités générales s'appliquent sous réserve
que l'action de formation, de bilan de compétences ou de VAE
soit engagée (commencée) avant la fin du délai-congé.
Cette action pourra se poursuivre au-delà du délai-congé.
L'employeur doit donner son accord au projet du salarié.
Aucune autre forme d'indemnité n'est due par l'employeur.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
En cas de démission,
l'employeur doit fournir au salarié un document attestant
des droits qu'il a acquis au titre du DIF.
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En cas de départ à
la retraite, le salarié perd ses droits à DIF.
Les droits à DIF devraient être intégralement transférables
comme tous les autres droits du salarié dans le cadre des dispositions
de l'article L.1224-1 du Code du travail.
Certificat de travail
L'employeur doit faire figurer sur le certificat de travail, quel que
soit le motif de la rupture du contrat de travail :
- les droits à DIF en heures cumulés au jour de la sortie,
nets y compris des droits mobilisés au titre de la PORTABILITE
en cas de licenciement sauf faute lourde, que la formation soit achevée
ou non au jour de la sortie ;
- le somme correspondant à la monétarisation de ces droits
sur la base forfaitaire horaire de 9.15 €/h ;
- l'OPCA dont relève l'entreprise au titre de la professionnalisation.
Ces mentions permettront au salarié
de mobiliser la portabilité pendant la recherche d'emploi ou
après le retour à l'emploi (voir ci-après).
PORTABILITE
DU DIF APRES LA SORTIE DE L'ENTREPRISE
En cas de rupture non consécutive
à une faute lourde ou d'échéance à terme
du contrat de travail qui ouvrent droit à une prise en charge
par le régime d'assurance chômage, la somme correspondant
au solde du nombre d'heures acquises au titre du droit individuel à
la formation et non utilisées, y compris au titre de la portabilité
en cas de licenciement hors faute lourde (voir ci-avant), multiplié
par le montant forfaitaire fixé par décret à 9.15
€ (montant porté sur le certificat de travail) est utilisée
dans les conditions suivantes:
1) Pendant la période
de prise en charge par le régime d'assurance chômage
Lorsque le demandeur d'emploi en fait la demande, la somme permet de
financer tout ou partie d'une action de bilan de compétences,
de validation des acquis de l'expérience ou de formation. La
mobilisation de la somme a lieu en priorité pendant la période
de prise en charge de l'intéressé par le régime
d'assurance chômage. Elle se fait après avis du référent
chargé de l'accompagnement de l'intéressé.
Le paiement de la somme est assuré par l'organisme collecteur
paritaire agréé dont relève la dernière
entreprise dans laquelle il a acquis des droits.
2) Après le retour à l'emploi
Lorsque le salarié en fait la demande auprès d'un nouvel
employeur, au cours des deux années suivant son embauche, la
somme permet de financer :
- soit, après accord de l'employeur, tout ou partie d'une action
de bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation ;
- soit, sans l'accord de l'employeur, tout ou partie d'une action de
bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience
ou de formation relevant des priorités définies par la
branche. Lorsque le salarié et l'employeur sont en désaccord,
l'action se déroule hors temps de travail et l'allocation de
formation n'est pas due par l'employeur.
Le paiement de la somme est assuré par l'organisme collecteur
paritaire agréé dont relève l'entreprise dans laquelle
le salarié est embauché.
Transférabilité intra-branche
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
Les droits acquis du DIF par
un salarié d'un OCEL sont, pour tout ou partie, transférables
dans un autre OCEL relevant de la Convention Collective Nationale
Conseil Elevage aux conditions énoncées ci-après.
Les conditions de transférabilité sont les suivantes
:
- le transfert des droits acquis au titre du DIF est possible
dans tous les cas de rupture du contrat de travail avec l'OCEL
d'origine sauf licenciement pour faute lourde,
- les droits transférables sont constatés au
31 décembre de l'année précédant
la rupture du contrat,
- le droit acquis est transféré à hauteur
de 100% en cas de licenciement pour motif économique
ou pour inaptitude physique et de 50% en cas de licenciement
pour un autre motif individuel ou en cas de démission,
- le droit acquis ne peut être transféré
que dans la mesure où le salarié est embauché
par un autre OCEL dans les 6 mois suivant la fin de son contrat,
- l'OCEL d'origine fournit une attestation des droits acquis.
L'OCEL d'accueil est tenu de prendre en compte les droits
transférés dans la mesure où le salarié
l'a informé de l'existence de ses droits transférables
avant la signature de son contrat de travail et lui a remis
en main propre une copie de l'attestation de ses droits,
- le total des droits transférés et acquis dans
le nouvel OCEL est plafonné à 120 heures.
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PORTABILITE
DU DIF et TRANSFERABILITE INTRA-BRANCHE ou INTRA-GROUPE
Les deux dispositifs,
l'un légal et l'autre conventionnel, se cumulent.
FINANCEMENT
DU DIF
CDI
L'intégralité des dépenses relatives à la
mise en uvre du DIF sont à la charge de l'employeur et
exonératoires de son obligation fiscale de financer la formation
professionnelle, y compris l'allocation de formation versée lorsque
le DIF se déroule hors temps de travail et le versement à
OPCA2 lors d'un désaccord conduisant au transfert du projet du
salarié sur le dispositif CIF. L'entreprise ne peut imputer ces
dépenses sur l'obligation Professionnalisation/DIF qui est obligatoirement
versée à OPCA2 dans son intégralité.
OPCA2 peut intervenir financièrement dans le cadre
de priorités et selon des modalités définies en
application d'un accord de Branche, en participant aux coûts pédagogiques
et de transport et hébergement, conformément à
la loi.
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Accord
Conseil Elevage du 21 juin 2005 : dispositions spécifiques
|
En application des dispositions
de la décision de la CPNEFP Conseil Elevage du 5 juillet
2011 applicable à tout dossier reçu à
compter du 1er juillet 2011, OPCA2 intervient de façon
plafonné à hauteur de 10 € par heure de
formation par action pour tout DIF d'une durée minimale
de 7 heures (hors salaires et allocation de formation).
Pour plus de détails, cliquez
ici.
La rémunération des stagiaires et/ou le versement
de l'allocation de formation ont pris en charge par l'OCEL
et sont imputables sur sa participation au financement de
la formation professionnelle continue.
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CDD
Les dépenses pédagogiques et annexes et l'allocation formation
ne sont pas à la charge de l'employeur.
Elles pourraient être prises en charge par OPCA2, à titre
d'OPACIF, sur le budget CIF-CDD, selon des modalités à
définir.
COMPTABILISATION
PAR L'ENTREPRISE DES DROITS AU DIF
Un avis du Conseil National de la Comptabilité (CNC) du 14.10.04
confirmé par un avis de l'Association Nationale de Révision
(ANR) du 04.01.05 précise les modalités de comptabilisation,
et notamment de provisionnement, des droits à DIF.
Ces dispositions n'ont pas été
remises en cause par la loi du 24 novembre 2009.
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Droits à DIF capitalisés
et mobilisés
|
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Accord entre l'entreprise
et le salarié suite demande du salarié (sauf cas
de licenciement et démission).
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Charge de l'exercice
au fur et à mesure de la réalisation effective de
l'action.
|
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Désaccord entre
l'entreprise et le salarié plus de 2 exercices consécutifs
avec accord formalisé d'OPCA2 pour la prise en charge
de l'action au titre du CIF.
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Provision
équivalente au coût de formation (heures de DIF mobilisées
x 9,15 €) et à l'allocation de formation (heures de
DIF mobilisées x allocation horaire de formation du salarié
concerné). Cette provision fera l'objet d'un versement à
OPCA2. |
| Utilisation
du DIF dans le cadre d'un licenciement, sauf pour
faute lourde (action demandée avant la fin du
délai-congé). |
Provision
équivalente au produit des heures
de DIF cumulées x 9.15 €. Cette provision
financera tout ou partie des coûts pédagogiques de
la formation auprès de l'organisme de formation. |
| Utilisation
du DIF dans le cadre d'une démission après accord
entre l'entreprise et le salarié (action engagée
avant la fin du délai-congé). |
Provision
équivalente à l'allocation de formation (heures de
DIF mobilisées x allocation horaire de formation du salarié
concerné). Cette provision financera tout ou partie des coûts
pédagogiques de la formation auprès de l'organisme
de formation. |
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Droits à DIF capitalisés
mais non mobilisés
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| Droits
annuels : droits capitalisés plafonnés
nets des droits utilisés au cours de l'exercice. |
Pas
de provision mais mention dans l'annexe aux comptes annuels
du volume d'heures de DIF acquises cumulées (net début
de période, brut et net fin de période). |
Pour le calcul de l'allocation formation, voir la rubrique
"Allocation formation".
Pour plus d'information,
