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Ces dispositions ne valent que pour les CIF-CDI
se déroulant en tout ou partie sur le temps de travail.
Le salarié ne peut partir en CIF que s'il a obtenu une autorisation d'absence
de son employeur.
Le salarié doit adresser à son employeur une demande d'autorisation d'absence
sous forme écrite en recommandé avec accusé de réception, 120 jours avant
le début de la formation si la formation est de 6 mois ou plus à temps
plein et 60 jours avant si la formation dure moins de 6 mois ou se déroule
à temps partiel.
Cette demande doit préciser les dates de début et de fin de la formation.
L'employeur dispose d'un délai de 30 jours maximum pour faire connaître
sa réponse. A défaut de réponse dans ce délai, l'autorisation de prendre
le congé est acquise de plein droit.
L'autorisation d'absence vaut même en cas de refus de financement par
OPCA2 si le salarié maintient son projet avec d'autres sources de financement.
Cette pièce fait partie du dossier de demande de prise en charge que le
salarié doit adresser à OPCA2.
Le CIF étant un droit individuel (article L.6322-1
et suivants du Code du travail), l'employeur ne peut rejeter la demande
que pour non respect de forme de la demande ou si le salarié ne remplit
pas les conditions d'ouverture aux droits :
Conditions
d'ancienneté :
Le candidat à un CIF CDI doit justifier de 24 mois, consécutifs ou non,
dans un statut salarié, dont 12 mois, consécutifs ou non, dans l'entreprise
actuelle.
Délai
de franchise :
Il s'applique entre deux CIF demandés par un salarié dans la même entreprise.
Ce délai est déterminé en fonction de la durée du CIF précédent (durée
en heures de la formation du CIF précédent/12 = délai de franchise en
mois). Il est au minimum de 6 mois et de 6 ans au maximum.
L'employeur peut également reporter l'autorisation
d'absence pour les motifs suivants :
· pour des raisons de service motivées
(charge de travail exceptionnelle par exemple) mais le report ne peut
excéder 9 mois.
· pour limiter le nombre des salariés simultanément absents
au titre du CIF : au maximum 2% des effectifs dans les établissements
comptant plus de 200 salariés ou 2% des heures travaillées dans l'année
pour les établissements comptant moins de 200 salariés ; en outre, dans
les entreprises comptant moins de 10 salariés, 2 salariés ne peuvent être
simultanément absents au titre du CIF.
Comme tout acte de gestion du personnel, le
refus d'autorisation d'absence peut être source de conflits appelant éventuellement
un arbitrage de l'inspection du travail en application de l'article L.6322-6
du code du travail.
Si l'employeur ne peut s'opposer au départ en CIF-CDI d'un salarié, il
peut, selon le cas, intégrer la démarche dans le cadre de sa gestion prévisionnelle
des compétences et accompagner le projet.
L'employeur ne peut légalement juger de la pertinence du choix d'orientation
de son salarié, mais rien ne s'oppose, si le salarié l'accepte, qu'il
joue un rôle de conseil et d'orientation quant au choix de formation et
qu'il participe au financement des coûts résiduels.
Dans ce cadre, l'employeur peut également conseiller au salarié désireux
d'évoluer, de réaliser dans le cadre du CIF, en amont du choix de sa formation,
un Bilan de Compétences, de façon à lui permettre de valider son projet,
d'évaluer ses réelles possibilités, d'étudier les différentes orientations
d'évolution professionnelle.
Pour plus d'information,

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